Une minute pour DIEU 15.02.09

mercredi 15 avril 2009
par  Jean-Bernard
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Bonjour !

L’Église nous donne aujourd’hui deux textes qui opposent carrément deux attitudes.
Le 1er texte, du livre des Lévites, et un évangile, celui de Marc.
Dans le premier il est prescrit, sur l’ordre de Dieu, que tout lépreux soit radicalement banni des villages pour éviter tout contact.
Dans le second, on voit Jésus qui s’avance au contraire vers un lépreux banni et qui va jusqu’à toucher sa lèpre pour l’en délivrer.
Jésus se met donc hors la loi, en état d’effraction. Pourquoi ?
Parce qu’il veut faire comprendre que toute loi, toute morale, toute règle aussi importante soit-elle n’est jamais un absolu.
Ce qui est un absolu, un incontournable impératif, c’est l’homme.
Ce n’est pas la loi qui est plus grande que l’homme.
C’est l’homme qui est plus grand que toute loi.
Jésus va, toute sa vie, se mettre au service du primat de l’homme.
Jamais au service de la loi : c’est ce qui lui sera reproché !
Et quand on dit cela de Jésus, chacun de nous doit entendre que c’est Dieu lui-même qui se met au service du primat de l’homme.
L’homme qui compte plus que tout.
C’est bouleversant de comprendre chez choses-là !
En nous montrant ainsi la grandeur de l’homme, primant toute chose, Dieu nous élève, Il nous grandit, Il nous mène à son propre niveau.
Ce n’est pas pour rien que Dieu nous a créés à sa ressemblance.
Cette ressemblance n’est pas une vague ressemblance.
Il y a dans l’homme, quoique ça ne nous apparaisse pas clairement sur cette terre, quelque chose de sa propre nature divine que Dieu a insufflée à chacun d’entre les hommes, une inaliénable merveille.
Voilà ce qui fait notre grandeur véritable, note suprême dignité.
C’est cela que Jésus, au nom de Dieu, est venu servir et honorer.
Voilà ce qu’à notre tour nous avons à servir et honorer en chaque être, même les plus lépreux, même les plus défigurés des humains.

A Dimanche prochain !