Analyse des résultats des tests proposés à 9 enfants de CP du sacré Cœur

Sur les grandes fonctions vitales, le 3 août 2006.

 

Jacky, Josiane, Hélène

 

  1. Caractériser les représentations et leur degré d’élaboration (élaboré, superficiel ...)

Les enfants ont classé les êtres vivants selon :

  • Leur règne : Animal / végétal / humain (confusion ici…) -4.
  • Leur dangerosité (requin intrus car il mange les gens) -1
  • Leur présence ou non au parc forestier -2 … (la visite doit être récente et tout ce qui concerne les animaux relève du Parc forestier.)
  • N’ont pas classé car n’ont pas compris le mot « intrus » -2

Pour déterminer si les animaux mangent ou non, les enfants ont donné les réponses suivantes :

  • Absence de cavité buccale apparente donc pas d’alimentation.
  • Quand un animal est inconnu ou que l’enfant ne connaît pas son régime alimentaire, l’enfant estime que l’animal ne mange pas.
  • Les animaux apparemment immobiles ne mangent pas (corail)
  • Le lieu d’habitation détermine si l’animal mange ou non (Dans l’eau ils ne peuvent pas manger, ceux qui vivent sur les cailloux ou la terre ne peuvent pas manger non plus, parce que la terre ça ne se mange pas !! le margouillat vit sur les murs et sur les murs, il n’y a rien à manger.)
  • Plusieurs ont commencé à énumérer les régimes alimentaires des animaux.

 Au niveau de la respiration : les animaux ne respirent pas, parce que : 

  • Ils n’ont pas d’appareil respiratoire apparent (appendice nasal, branchies…)
  • L’eau les en empêche (animaux marins).
  • Immobilité apparente (étoile de mer, oursin…)
  • Ceux qui ne peuvent pas sortir de l’eau : le requin ne peut pas sortir de la mer, alors que le poisson clown va pouvoir respirer dans un bocal !)
  • Quand l’enfant ne sait pas, il n’émet pas d’hypothèse

 

  1. Les représentations de l’enfant sont-elles un  obstacle potentiel à la construction des apprentissages ?
  •  L’absence de bouche ou de nez, ou de tout autre organe apparent, servant à manger ou à respirer, pose un réel problème, car les enfants le posent comme un argument solide pour  étayer leurs idées sur la capacité de se nourrir ou non des animaux.

  • Le fait que les animaux marins ne respirent pas car ils sont dans l’eau est posé en référence.

  • L’immobilité comme facteur de non respiration viendrait de la confusion entre respiration et reprise de souffle après un effort physique (après avoir beaucoup couru, on respire fort et vite, c’est pareil pour le poisson qui a beaucoup nagé et qui fait des bulles après).

 

  1. Quelles sont les origines de ces représentations ?
  • Nous ne respirons pas dans l’eau donc pourquoi les poissons le feraient-ils ?       Le milieu, s’il est autre que terrestre ne permet pas de vivre comme l’entendent les enfants, c'est-à-dire, comme eux : vision anthropomorphique… en cycle 2, au CP, l’enfant est encore dans une pensée égocentrique.
  • Beaucoup de finalisme dans les propos des enfants qui trouvent une relation de cause à effet à tout (« je raye cet animal car on ne peut pas le manger, c’est lui l’intrus »).
  •  Le vécu entre beaucoup en compte, l’environnement, si l’enfant vit à la campagne ou en ville.
  • Le vécu scolaire, les classes découvertes (le parc forestier), la fréquentation de la BCD.

 Critique du test : 

  • L’aspect général du test en couleur est un avantage que les enfants ont apprécié.
  • La consigne simple (entourer) a été un atout pour la réussite et la compréhension des enfants qui ont pu, après, énoncer facilement leurs stratégies, de la même façon ils ont pu choisir leur mode de classement pour la première question
  • On aurait pu ajouter des fonctions … «Qui dort » par exemple.
  • On pourra par la suite faire un travail sur les régimes alimentaires des animaux.
  • Le système de photos permet de faire découvrir d’autres animaux (phasme…)